L’essentiel à retenir
- La cybercriminalité prend de nombreuses formes. Elle va du phishing aux rançongiciels, en passant par l’usurpation d’identité. Les attaques DDoS et les botnets font également partie de ces menaces. En 2025, l’Internet Crime Complaint Center (IC3) a enregistré plus d’un million de plaintes. Les pertes ont atteint 20,8 milliards de dollars. Comprendre le fonctionnement de ces menaces est la première étape pour mieux s’en protéger.
- La plupart des attaques relèvent de quatre grandes catégories. Les atteintes aux biens, les attaques visant les particuliers, les organisations et les pouvoirs publics. Qu’il s’agisse d’un pirate qui vide votre compte bancaire ou d’un groupe de cybercriminels qui bloque les systèmes informatiques d’un hôpital avec un rançongiciel, la cible détermine généralement la méthode employée.
- L’IA transforme le paysage des menaces. Des e-mails de phishing qui imitent des correspondances réelles aux fraudes par deepfake et aux logiciels malveillants capables de s’adapter, l’IA a joué un rôle dans 16 % des violations de données en 2025. Elle alimente une nouvelle vague d’attaques évolutives et plus difficiles à détecter.
- De bonnes habitudes et des outils adaptés permettent de bloquer la plupart des attaques avant qu’elles ne se produisent. Utiliser un VPN et activer l’authentification à deux facteurs (2FA) permet de renforcer sa sécurité. Il est également important de surveiller le dark web pour détecter d’éventuelles données compromises et de maintenir son antivirus à jour. Ces fonctionnalités peuvent être réunies dans une solution comme Panda Dome. Elles permettent ainsi de couvrir l’essentiel de ces risques depuis un même endroit.
Les principales cybermenaces
En 2025, l’Internet Crime Complaint Center (IC3) du FBI a reçu pour la première fois de son histoire, en 25 ans d’existence, plus d’un million de plaintes pour des infractions commises sur Internet. Les pertes déclarées ont dépassé 20,8 milliards de dollars, soit une hausse de 26 % par rapport à 2024.
Une grande partie de notre quotidien passe désormais par Internet, ce qui signifie que nos informations personnelles sont constamment exposées à des risques. Protéger ses informations personnelles en ligne est essentiel pour éviter de devenir la prochaine victime.
Voici les 14 types de cybermenaces les plus courants auxquels vous pouvez être confronté, ainsi que des mesures concrètes pour vous en protéger.
Qu’est-ce que la cybercriminalité ?
La cybercriminalité désigne toute activité illégale menée en ligne. Les ordinateurs ou les réseaux peuvent être utilisés comme outils, comme cibles, ou les deux. Ces infractions peuvent prendre différentes formes. Elles vont du piratage de comptes personnels et du vol d’informations financières à la diffusion de logiciels malveillants. Elles peuvent également inclure des violations de données à grande échelle touchant des millions de personnes.
Voici quelques-uns des risques associés à la cybercriminalité :
- Usurpation d’identité
- Pertes financières
- Atteinte à la vie privée
- Préjudice psychologique
- Interruption des systèmes
- Atteinte à la réputation
- Menaces pour la sécurité nationale
- Vol de propriété intellectuelle
Ce tableau classe les différentes formes de cybercriminalité en fonction du mode opératoire de l’attaque et de la cible visée.
| Catégorie | Description | Types de cybercriminalité |
|---|---|---|
| Attaques visant les appareils et les réseaux | Attaques visant à endommager des systèmes ou à y accéder sans autorisation | Virus, logiciels malveillants, attaques par déni de service (DoS/DDoS), attaques par botnet, chevaux de Troie, programmes potentiellement indésirables (PUP), kits d’exploitation |
| Utilisation d’appareils à des fins criminelles | Appareils utilisés comme outils pour commettre d’autres activités illégales | E-mails de phishing, cyberharcèlement, usurpation d’identité, ingénierie sociale, escroqueries en ligne, cybersquattage |
| Cybercriminalité financière | Infractions visant les actifs financiers et les transactions | Fraude à la carte bancaire, rançongiciels, cryptojacking |
| Atteintes à la vie privée | Infractions reposant sur l’accès non autorisé à des données personnelles ou sur la surveillance de personnes | Violations de données, logiciels espions, contenus interdits ou illégaux |
Types de cybercriminalité
La cybercriminalité, également appelée criminalité informatique, est une vaste catégorie qui englobe aussi bien l’usurpation d’identité que les attaques par rançongiciel.
1. Attaques DDoS
Une attaque par déni de service distribué (DDoS) est un type de cyberattaque qui utilise plusieurs appareils compromis, souvent réunis au sein d’un botnet, pour submerger un serveur, un réseau ou un site web cible avec un volume excessif de trafic. Une attaque par déni de service (DoS) fonctionne sur une plus petite échelle, en utilisant une seule source pour saturer la cible de trafic.
L’objectif de ces attaques est d’épuiser les ressources de la cible, entraînant un ralentissement, une panne ou une indisponibilité totale. C’est comme si une foule bloquait l’entrée d’un bâtiment, empêchant quiconque d’y entrer ou d’en sortir et paralysant ainsi son activité.
Les attaques DDoS sont souvent utilisées pour perturber des entreprises, des sites web ou des réseaux entiers, notamment à des fins d’extorsion, de protestation ou de sabotage. Elles peuvent avoir de lourdes conséquences financières et nuire considérablement à la réputation des entreprises et des fournisseurs de services.
2. Cybersquattage
Le cybersquattage, également appelé « domain squatting », consiste à enregistrer un nom de domaine identique ou très similaire à celui d’une marque, d’une entreprise ou d’une personne connue, sans avoir l’intention de l’utiliser à des fins légitimes. Le cybersquatteur cherche généralement à le revendre à un prix exorbitant ou à l’utiliser pour tromper les visiteurs.
Aux États-Unis, le cybersquattage est illégal en vertu de l’Anticybersquatting Consumer Protection Act (ACPA) de 1999. Il exploite la notoriété d’autrui et peut rediriger les utilisateurs vers des escroqueries, de faux sites ou des tentatives de phishing. Imaginez quelqu’un qui volerait votre numéro de maison pour l’installer sur sa propre porte d’entrée. Son objectif serait de semer la confusion chez vos visiteurs. C’est trompeur et risqué.
3. Botnets
Les botnets sont des réseaux d’ordinateurs compromis contrôlés à distance par des pirates informatiques. Ceux-ci les utilisent pour envoyer des spams ou attaquer d’autres ordinateurs. Les botnets peuvent également fonctionner comme des logiciels malveillants et effectuer différentes actions malveillantes.
4. Usurpation d’identité
L’usurpation d’identité se produit lorsqu’un cybercriminel accède à vos informations personnelles pour voler de l’argent, accéder à des informations confidentielles ou commettre des fraudes fiscales ou liées à l’assurance maladie. Il peut également utiliser votre nom pour ouvrir un compte téléphonique ou Internet, commettre une infraction ou percevoir des prestations sociales à votre place.
Les cybercriminels peuvent procéder à une usurpation d’identité en piratant des comptes pour récupérer vos mots de passe, en collectant des informations personnelles sur les réseaux sociaux ou en envoyant des e-mails de phishing.
Si vous souhaitez savoir si vos informations ont déjà été exposées, le Dark Web Monitor de Panda Dome vérifie si votre adresse e-mail apparaît dans des fuites de données connues, afin que vous puissiez agir avant qu’un cybercriminel ne l’exploite.
5. Cyberharcèlement
Le cyberharcèlement consiste à utiliser Internet, les réseaux sociaux, les e-mails ou d’autres plateformes numériques pour harceler, menacer ou intimider une personne de manière répétée. Contrairement au harcèlement traditionnel, le cyberharcèlement permet à son auteur de s’immiscer à distance dans la vie de sa victime, souvent de manière anonyme, ce qui le rend plus difficile à identifier ou à faire cesser.
Les cyberharceleurs peuvent adopter différents comportements malveillants, notamment :
- Envoyer des messages menaçants ou injurieux
- Diffuser de fausses informations ou des rumeurs à votre sujet
- Pirater vos comptes personnels ou vos appareils pour recueillir des informations
- Suivre votre activité en ligne ou utiliser les réseaux sociaux pour surveiller vos déplacements
L’objectif est généralement de provoquer une détresse émotionnelle, de la peur ou de l’embarras. Dans certains cas, le cyberharcèlement peut évoluer en harcèlement physique, ce qui en fait une infraction grave. De nombreux pays disposent de lois visant à protéger les individus contre ce type de harcèlement en ligne.
Le cyberharcèlement entre enfants et adolescents, quant à lui, prend généralement la forme d’insultes, d’humiliations ou d’exclusion répétées en ligne. Même s’il ne comporte pas toujours de menaces, il peut avoir de graves conséquences psychologiques. Dans certains cas, le cyberharcèlement peut constituer une infraction, mais les lois varient selon les États américains et les États-Unis ne disposent d’aucune loi fédérale spécifique l’interdisant.
6. Ingénierie sociale
L’ingénierie sociale consiste, pour les cybercriminels, à entrer directement en contact avec vous, souvent par téléphone ou par e-mail, afin de gagner votre confiance. Ils se font généralement passer pour des conseillers du service client afin de vous inciter à divulguer des informations sensibles, comme un mot de passe, le nom de votre employeur ou vos coordonnées bancaires.
Les cybercriminels peuvent effectuer des recherches sur vous en ligne et tenter de vous ajouter à leurs contacts sur les réseaux sociaux. Une fois qu’ils ont accès à un compte, ils peuvent vendre vos informations ou sécuriser des comptes à votre nom.
7. PUP
Les PUP sont une catégorie de logiciels malveillants généralement moins dangereuse que d’autres formes de cybercriminalité. Plutôt que de voler des données sensibles ou de bloquer vos fichiers, les PUP ralentissent généralement votre appareil, affichent des publicités indésirables ou modifient les paramètres du système, par exemple en changeant votre moteur de recherche par défaut ou en désinstallant des applications préinstallées.
Cela dit, certains PUP peuvent intégrer des logiciels espions ou des logiciels publicitaires. Il est donc recommandé d’utiliser un antivirus et de vérifier attentivement les téléchargements afin d’éviter d’en installer accidentellement.
8. Chevaux de Troie
Les chevaux de Troie sont des logiciels malveillants qui se font passer pour des fichiers, des applications ou des logiciels inoffensifs afin de vous inciter à les installer. Une fois présents sur votre système, ils peuvent voler des données, permettre à des pirates d’y accéder ou télécharger d’autres programmes malveillants.
Souvent confondus à tort avec des virus, les chevaux de Troie ne se propagent pas d’eux-mêmes : ils reposent sur la manipulation de l’utilisateur pour parvenir à s’introduire dans le système. Imaginez un colis qui semble parfaitement normal, mais qui dissimule un cambrioleur. C’est exactement le principe.
9. Phishing
Le phishing est un type de cybercriminalité dans lequel les attaquants se font passer pour des organisations ou des personnes légitimes afin de vous inciter à révéler des informations sensibles, comme des mots de passe, des numéros de carte bancaire ou des données d’identification personnelles. Cette technique repose souvent sur des e-mails, des SMS ou de faux sites web qui semblent dignes de confiance.
Les cybercriminels utilisent de plus en plus l’IA pour rédiger ces messages. Cela rend les tentatives de phishing plus difficiles à repérer. Les e-mails de phishing générés par l’IA peuvent désormais reproduire le ton et l’identité visuelle de communications légitimes. Ils peuvent également reproduire leur contexte, ce qui peut tromper même les utilisateurs les plus vigilants.
10. Cryptojacking
Le cryptojacking se produit lorsque des pirates utilisent secrètement votre ordinateur, votre téléphone ou votre appareil connecté pour miner des cryptomonnaies sans votre consentement. Pour cela, ils exécutent un code dissimulé qui mobilise la puissance de calcul de votre appareil et augmente sa consommation d’électricité.
La principale menace n’est pas le vol de données, mais celui de vos ressources : votre système ralentit et peut surchauffer, tandis que votre facture d’électricité augmente et que les cybercriminels empochent les bénéfices. C’est comme si quelqu’un branchait chaque soir sa voiture électrique sur votre prise de courant sans vous demander la permission.
11. Contenus interdits ou illégaux
Cette forme de cybercriminalité consiste pour les cybercriminels à partager et à diffuser des contenus inappropriés, extrêmement choquants ou offensants.
- Les contenus offensants comprennent des actes sexuels entre adultes, des vidéos montrant des violences extrêmes et des enregistrements d’activités criminelles.
- Les contenus illégaux comprennent notamment des contenus faisant l’apologie d’actes liés au terrorisme et des contenus pédocriminels.
Ce type de contenu existe à la fois sur Internet classique et sur le dark web. Ces menaces soulignent l’importance de la sécurité des enfants sur Internet, notamment à une époque où de plus en plus d’enfants utilisent TikTok et d’autres réseaux sociaux dès leur plus jeune âge.
12. Escroqueries en ligne
Les escroqueries en ligne prennent généralement la forme de publicités ou d’e-mails indésirables. Ils promettent souvent des récompenses ou des sommes d’argent irréalistes. Ces messages sont conçus pour inciter les utilisateurs à cliquer. Cela peut entraîner l’installation de logiciels malveillants et compromettre leurs informations personnelles.
13. Kits d’exploitation
Les kits d’exploitation, ou exploit kits, exploitent une vulnérabilité. Il s’agit essentiellement d’un bug dans le code d’un logiciel. Cette faille peut permettre aux cybercriminels de prendre le contrôle de votre ordinateur. Ces outils sont prêts à l’emploi. Les cybercriminels peuvent les acheter en ligne et les utiliser contre toute personne possédant un ordinateur. Les kits d’exploitation sont régulièrement mis à niveau, comme les logiciels classiques. Ils sont également disponibles sur les forums de piratage du dark web.
14. Attaques par rançongiciel
Les attaques par rançongiciel sont une forme de cybercriminalité. Un logiciel malveillant chiffre des fichiers ou des systèmes entiers, les rendant ainsi inaccessibles. Les attaquants exigent ensuite une rançon, généralement en cryptomonnaie. En échange, ils fournissent une clé de déchiffrement permettant à la victime de récupérer l’accès à ses données.
Ces attaques peuvent avoir de graves conséquences, notamment d’importantes pertes financières, une perte définitive de données et une atteinte à la réputation des entreprises.
En 2025, l’IC3 du FBI a enregistré 3 611 plaintes liées à des attaques par rançongiciel. Les pertes déclarées ont bondi de 259 % sur un an, dépassant 32 millions de dollars. Ce montant ne tient pas compte des coûts liés aux interruptions d’activité, à la récupération des données ou aux procédures judiciaires.
Catégories de cybercriminalité
- Atteintes aux biens : cette catégorie de cybercriminalité ressemble à une situation de la vie réelle dans laquelle un criminel obtient illégalement vos coordonnées bancaires ou les informations de votre carte bancaire. Le pirate peut voler vos données financières pour accéder à vos fonds, effectuer des achats en ligne ou lancer des campagnes de phishing afin d’obtenir davantage de vos données personnelles. Il peut également utiliser des logiciels malveillants pour s’introduire sur des pages web contenant des informations confidentielles.
- Atteintes aux personnes : cette catégorie de cybercriminalité concerne une personne qui diffuse en ligne des informations malveillantes ou illégales. Il peut notamment s’agir de cyberharcèlement, de diffusion de contenus pornographiques ou de trafic.
- Organisations : les cyberattaques visant des organisations consistent généralement à s’introduire dans les réseaux d’une entreprise pour voler sa propriété intellectuelle, les données de ses clients ou ses informations financières. Les attaques par rançongiciel, dans lesquelles les pirates bloquent les systèmes d’une entreprise jusqu’au paiement d’une rançon, représentent une menace croissante pour les entreprises.
- Pouvoirs publics : il s’agit de la forme de cybercriminalité la moins courante, mais aussi de l’infraction la plus grave. Une attaque visant les pouvoirs publics est également appelée cyberterrorisme. La cybercriminalité visant les pouvoirs publics peut notamment prendre la forme du piratage de sites gouvernementaux ou de la diffusion de propagande. Les auteurs sont généralement des terroristes ou des gouvernements étrangers hostiles.
Statistiques sur la cybercriminalité
La cybercriminalité a eu un impact considérable sur les économies de nombreux pays. En 2025, le coût moyen mondial d’une violation de données est passé à 4,44 millions de dollars, enregistrant ainsi sa première baisse en cinq ans. Aux États-Unis, en revanche, le coût moyen a atteint un niveau record de 10,22 millions de dollars.
En 2024, l’Internet Crime Complaint Center (IC3) du FBI a reçu 859 532 plaintes pour des infractions commises sur Internet, ce qui témoigne de l’ampleur croissante des menaces en ligne.
Les pertes financières déclarées liées à la cybercriminalité ont dépassé 16,5 milliards de dollars en 2024, soit une augmentation de 33 % par rapport à 2023.
Les cybercrimes les plus fréquemment signalés étaient le phishing et le spoofing, l’extorsion et les violations de données personnelles, illustrant la prévalence de l’ingénierie sociale et du vol de données.
Les victimes âgées de 60 ans et plus ont subi les pertes financières les plus importantes, pour un montant total de près de 5 milliards de dollarse=”font-weight: 400;”>. Elles sont également le groupe d’âge ayant déposé le plus grand nombre de plaintes.
Les États ayant enregistré le plus grand nombre de plaintes liées à la cybercriminalité étaient la Californie, le Texas et la Floride, ce qui montre l’ampleur de ces problèmes au sein des populations les plus importantes.
Depuis sa création en 2000, l’IC3 a recueilli plus de 9 millions de plaintes</b> du public, fournissant aux forces de l’ordre de précieuses données pour suivre et combattre les infractions commises sur Internet.
Tendances émergentes de la cybercriminalité en 2026
La cybercriminalité évolue rapidement, portée par les nouvelles technologies, l’évolution des tactiques et les motivations changeantes des cybercriminels. Les attaquants trouvent de nouvelles façons d’exploiter les vulnérabilités des entreprises, des pouvoirs publics et des particuliers. Voici quelques-unes des principales tendances qui façonnent le paysage des cybermenaces en 2026</strong>.
La montée des attaques basées sur l’IA
Les cybercriminels utilisent l’IA pour générer des e-mails de phishing convaincants, créer des vidéos deepfake et mener des usurpations d’identité synthétiques. Certains logiciels malveillants adaptatifs peuvent même modifier leur comportement en temps réel pour échapper à la détection.
Selon l’étude d’IBM sur les violations de données en 2025, l’IA a joué un rôle dans 16 % des violations de données. Elle a principalement facilité les campagnes de phishing et les usurpations d’identité par deepfake. En 2025, le FBI a enregistré plus de 22 000 plaintes liées à la cybercriminalité impliquant l’IA. Le montant total des pertes avoisinait les 900 millions de dollars.
La double extorsion et les attaques par rançongiciel en plusieurs étapes
Les rançongiciels modernes ne se contentent plus de chiffrer les données. Les attaquants dérobent également des fichiers sensibles et menacent de les divulguer, contraignant ainsi les victimes à payer à la fois pour récupérer leurs données et pour éviter leur publication. Certaines campagnes comportent même plusieurs demandes de rançon à différentes étapes de l’attaque.
Les risques liés à la chaîne d’approvisionnement et au télétravail
Les vulnérabilités des fournisseurs et prestataires tiers ainsi que des infrastructures de télétravail constituent des cibles privilégiées. Des attaques très médiatisées visant des fournisseurs de logiciels montrent comment une seule faille peut avoir des répercussions sur des milliers d’entreprises. Les terminaux distants, souvent moins bien sécurisés, restent également un point d’entrée privilégié pour les cybercriminels.
L’essor des attaques contre l’IoT et l’Edge, de la 5G et des menaces quantiques
Tout appareil connecté à Internet — des objets connectés domestiques aux équipements médicaux — peut devenir une cible pour les pirates. Même des appareils tels que les caméras, les thermostats ou les objets connectés portables peuvent être exploités s’ils ne sont pas correctement sécurisés. Le déploiement des réseaux 5G facilite la connexion à haut débit de milliards d’appareils supplémentaires. Cependant, il élargit également considérablement la surface d’attaque accessible aux cybercriminels.
À l’avenir, les ordinateurs quantiques pourraient être capables de casser les systèmes de chiffrement qui protègent aujourd’hui nos données en ligne. Pour s’y préparer, les experts développent la cryptographie post-quantique. Elle vise à fournir un chiffrement plus robuste, capable de résister aux attaques de ces futurs superordinateurs.
Les menaces internes et les vulnérabilités liées au travail hybride
Les employés, les prestataires et les télétravailleurs sont de plus en plus à l’origine de violations de données. Ces incidents peuvent être accidentels ou intentionnels. L’analyse comportementale et les outils de prévention des pertes de données (DLP) jouent un rôle important. Les architectures de sécurité Zero Trust deviennent également des moyens de défense essentiels.
Le Cybercrime-as-a-Service (CaaS)
Le Cybercrime-as-a-Service (CaaS), ou « cybercriminalité en tant que service », est un modèle économique clandestin dans lequel des cybercriminels vendent des outils d’attaque prêts à l’emploi. Tels que des kits de rançongiciels, des kits de phishing, des packs d’exploits et des botnets. Souvent sous forme d’abonnement ou selon un système de paiement à l’utilisation. Cette économie criminelle démocratise la cybercriminalité en permettant même à des attaquants peu expérimentés de lancer des campagnes sophistiquées moyennant paiement.
Exemples concrets de CaaS :
- LockBit : ce groupe a survécu à une importante opération internationale menée par les forces de l’ordre en 2024 (opération Cronos) avant de reprendre ses activités. Fin 2025, il avait conclu une alliance opérationnelle avec deux autres groupes de ransomware, Qilin et DragonForce, illustrant la résilience du modèle de ransomware-as-a-service, même après une opération de démantèlement.
- Qilin : Qilin était en tête du paysage des ransomwares en nombre de victimes au premier trimestre 2026, avec 338 victimes. Cela montre à quelle vitesse un groupe peut prendre la place laissée vacante après le démantèlement ou la disparition d’un groupe concurrent.
Comment se protéger contre la cybercriminalité
Se protéger contre la cybercriminalité peut sembler compliqué, mais c’est en réalité assez simple. En adoptant quelques mesures préventives, vous pouvez réduire considérablement le risque d’être victime de ces attaques.
Soyez vigilant lorsque vous naviguez sur Internet
Vérifiez toujours l’URL du site et recherchez les indicateurs de sécurité, comme « https:// » et l’icône représentant un cadenas. Cela peut vous aider à éviter les sites de phishing et autres plateformes malveillantes.
Signalez les e-mails suspects
Si vous recevez des e-mails qui vous semblent inhabituels ou qui vous demandent des informations personnelles, signalez-les à votre fournisseur de messagerie. Cette démarche contribue à vous protéger, ainsi que les autres utilisateurs, contre d’éventuelles escroqueries.
Ne cliquez jamais sur des liens ou des publicités inconnus
Les liens provenant de sources inconnues peuvent conduire à des infections par des logiciels malveillants ou à des tentatives de phishing. Avant de cliquer, passez toujours le curseur sur les liens pour vérifier leur destination et évitez tout ce qui vous paraît suspect.
Utilisez un VPN autant que possible
Un réseau privé virtuel (VPN) chiffre votre connexion Internet</strong>, ce qui complique l’interception de vos données par les cybercriminels, notamment lorsque vous utilisez un réseau Wi-Fi public. Panda Dome Premium inclut un VPN illimité, qui fonctionne chaque fois que vous vous connectez à un réseau Wi-Fi public.
Vérifiez qu’un site est légitime avant de communiquer vos informations
Avant de saisir des informations personnelles, vérifiez la fiabilité du site. Consultez les avis ou utilisez des sources fiables pour confirmer qu’il est légitime.
Maintenez votre antivirus à jour
Les mises à jour régulières de votre antivirus contribuent à protéger vos appareils contre les dernières menaces en détectant et en supprimant les logiciels malveillants avant qu’ils ne causent des dommages.
Utilisez des mots de passe robustes et l’authentification à deux facteurs (2FA)
Créez des mots de passe complexes et difficiles à deviner et activez l’authentification à deux facteurs (2FA) chaque fois que cela est possible pour bénéficier d’une couche de sécurité supplémentaire. Cela complique l’accès des attaquants à vos comptes. Un gestionnaire de mots de passe peut générer et stocker un mot de passe unique pour chacun de vos comptes, afin d’éviter de réutiliser les mêmes mots de passe partout.
Protégez vos informations personnelles en ligne avec Panda Security
La cybercriminalité prend de nombreuses formes, d’un faux site d’achat en ligne à un message de rançongiciel bloquant l’accès à des années de photos de famille, mais les principales mesures de protection restent les mêmes.
Pour la plupart des foyers, le moyen le plus simple de couvrir l’essentiel de ces risques depuis un même endroit consiste à utiliser Panda Dome. Cette solution réunit dans un seul abonnement un antivirus en temps réel, un VPN illimité, un gestionnaire de mots de passe et un Dark Web Monitor.
FAQ sur la prévention de la cybercriminalité
Quels sont les types de cybercriminalité les plus courants dont il faut se méfier ?
Voici quelques-uns des exemples de cybercriminalité les plus courants :
- Escroqueries par phishing (faux e-mails ou messages destinés à voler des données)
- Logiciels malveillants et rançongiciels (logiciels malveillants qui infectent les appareils)
- Usurpation d’identité (utilisation d’informations personnelles volées pour commettre une fraude)
- Fraudes en ligne (comme les faux sites de vente ou les fausses offres d’emploi)
- Attaques par ingénierie sociale (manipulation visant à inciter les personnes à révéler des informations sensibles)
Dès lors que vous êtes connecté à Internet, vous êtes une cible potentielle. Il est donc essentiel de rester vigilant.
Quelle est la différence entre l’ingénierie sociale et le piratage informatique dans le cadre de la cybercriminalité ?
L’ingénierie sociale repose sur la manipulation des personnes, et non sur la technologie. Il s’agit d’une forme de manipulation psychologique. Par exemple, une personne peut se faire passer pour un technicien du support informatique afin d’obtenir votre mot de passe.
Le piratage informatique, en revanche, consiste à exploiter des failles techniques dans des systèmes ou des logiciels. L’objectif peut être d’obtenir un accès non autorisé, de voler des données ou de causer des dommages.
Pourquoi les rançongiciels sont-ils considérés comme l’une des cybermenaces les plus dangereuses ?
Les rançongiciels bloquent l’accès à vos fichiers et les prennent en otage, souvent sans aucune garantie que vous les récupérerez, même si vous payez la rançon. Ils peuvent paralyser des hôpitaux, mettre des entreprises à l’arrêt et provoquer d’importants dégâts financiers en quelques minutes. Rapides, coûteux et impitoyables, ils comptent parmi les cybermenaces les plus dangereuses.
Quel est le type de cybercriminalité qui connaît la croissance la plus rapide ?
Les rançongiciels constituent actuellement la forme de cybercriminalité qui connaît la croissance la plus rapide. Selon les prévisions des experts, les rançongiciels pourraient coûter environ 275 milliards de dollars par an aux victimes d’ici 2031. Une nouvelle attaque pourrait survenir toutes les deux secondes environ. Les cybercriminels perfectionnent constamment leurs logiciels malveillants et leurs techniques d’extorsion.
Quel rôle l’IA joue-t-elle dans la cybercriminalité ?
Les cybercriminels utilisent de plus en plus l’IA pour rendre leurs attaques plus convaincantes. Elle permet aussi de déployer ces attaques à grande échelle. Ils peuvent notamment générer des deepfakes ou élaborer des messages de phishing extrêmement personnalisés.
L’IA peut également automatiser certaines étapes des attaques. Elle facilite notamment la reconnaissance et l’analyse des vulnérabilités. Elle peut même aider à écrire du code malveillant. Cela réduit le niveau de compétences nécessaire pour lancer des attaques complexes.
Les télétravailleurs sont-ils plus vulnérables à certains types de cybercriminalité ?
Oui, les télétravailleurs sont généralement davantage exposés à certains risques, comme le phishing, la compromission de comptes et les infections par des logiciels malveillants. Plusieurs facteurs peuvent l’expliquer.
Les appareils peuvent être moins bien sécurisés. Les réseaux Wi-Fi domestiques ou publics peuvent également présenter des risques. L’utilisation d’appareils personnels non contrôlés peut aussi augmenter l’exposition aux menaces.
De plus, les télétravailleurs ne bénéficient généralement pas d’une surveillance immédiate ni des protections réseau de niveau professionnel. Cela peut faciliter l’exploitation des failles de sécurité par les attaquants.
Comment savoir si mes informations personnelles ont été exposées en ligne ?
Consultez votre adresse e-mail sur haveibeenpwned.com, un outil gratuit qui vous indique si elle a été exposée lors d’une violation de données connue. Si c’est le cas, modifiez immédiatement les mots de passe concernés et activez l’authentification à deux facteurs. Pour une surveillance continue, plutôt qu’une simple vérification ponctuelle, le Dark Web Monitor de Panda Dome effectue automatiquement cette vérification. Il vous alerte dès que votre adresse e-mail apparaît dans une nouvelle fuite de données.