Attaques réseau DoS et DDoS

Qu’est-ce qu’une attaque DoS ou DDoS ?

Les attaques réseau DoS et DDoS comptent parmi les principales menaces numériques visant les utilisateurs et les organisations. Leur objectif est clair : perturber l’accès à un service, un réseau ou un ordinateur, provoquant ainsi l’indisponibilité de ressources critiques.

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Différences entre DoS et DDoS

Une attaque DoS (Denial of Service, ou déni de service) consiste à inonder délibérément un système de trafic factice, empêchant les utilisateurs légitimes d’accéder à ses services.

 

Sa variante la plus dangereuse, l’attaque DDoS (Distributed Denial of Service, ou déni de service distribué), amplifie les dégâts en submergeant les systèmes depuis de multiples appareils connectés en réseau (botnets). En résumé :

 

  • Attaque DoS : submerge un système de trafic factice depuis une seule source.
  • Attaque DDoS : amplifie l’impact grâce à des botnets, réseaux d’appareils infectés (y compris objets connectés, routeurs et caméras) envoyant des millions de requêtes simultanées.

 

Ces attaques exploitent des réseaux d’appareils compromis — souvent des objets connectés (IoT) tels que des caméras IP ou routeurs domestiques — pour saturer les ressources ciblées.

Quel est le but d’une attaque réseau ?

L’objectif principal d’une attaque DoS ou DDoS est la perturbation des services :

 

  • Perte d’accès au site web ou au service de messagerie d’une entreprise.
  • Panne totale des systèmes ou services en ligne.
  • Saturation du réseau, empêchant les opérations quotidiennes.

 

Ces attaques résultent souvent d’actions malveillantes, mais peuvent aussi provenir d’erreurs de configuration.
Les attaques intentionnelles peuvent toutefois causer des pertes financières considérables, des atteintes à la réputation, et ouvrir la voie à d’autres menaces telles que le ransomware ou l’exfiltration de données.

 

Certains attaquants pratiquent l’extorsion, exigeant des paiements pour stopper l’attaque. D’autres utilisent ces attaques comme distraction pour mener des cyberattaques plus complexes en parallèle.

Comment fonctionnent les attaques DDoS

Les attaques DDoS sont généralement menées via des botnets : des réseaux d’appareils infectés opérant de manière coordonnée. Chaque appareil zombie envoie d’énormes volumes de requêtes vers le serveur victime jusqu’à ce que sa bande passante ou sa capacité de traitement sature.

 

Un exemple célèbre est l’attaque de 2016 contre Dyn, un fournisseur DNS, qui a temporairement mis hors service Twitter, Netflix, Amazon et The New York Times.

 

Aujourd’hui, les cybercriminels exploitent aussi des appareils IoT mal sécurisés pour maximiser la portée de leurs attaques. Techniques courantes :

 

  • UDP flood : inondation d’un hôte avec des paquets UDP.
  • SYN flood : épuisement des ressources TCP.
  • HTTP flood : envoi massif de trafic simulé légitime.
  • Attaques volumétriques : saturation de la bande passante (ex. amplification DNS).
  • Attaques de protocole : exploitation de failles dans TCP, UDP ou ICMP pour épuiser les ressources serveur.
  • Attaques au niveau applicatif : ciblent les applications web avec du trafic apparemment légitime, les rendant plus difficiles à détecter.

 

Ces attaques empêchent le serveur ciblé d’accepter de nouvelles requêtes, impactant directement les activités de l’entreprise.

Big Data vs attaques DDoS

L’analyse Big Data est devenue un outil clé pour contrer les attaques DDoS. Au lieu d’inspecter le trafic manuellement, les systèmes modernes analysent en temps réel des millions de points de données afin de détecter les anomalies comportementales sur le réseau.

 

Avantages du Big Data en cybersécurité :

 

  • Surveillance en temps réel de millions d’adresses IP.
  • Analyse automatique du trafic anormal selon la géolocalisation, les ports et les protocoles.
  • Algorithmes d’apprentissage automatique (machine learning) capables d’identifier les IP suspectes et de bloquer les schémas d’attaque émergents.

 

Les systèmes modernes permettent également de bloquer géographiquement certaines régions en cas de comportements suspects, ou créer des règles personnalisées basées sur l’historique du trafic.

Contre-mesures avancées

Les attaques DDoS sont devenues plus complexes et persistantes que jamais. Les défenses modernes reposent sur des solutions intelligentes et automatisées. Les mesures réactives ne suffisent plus : la prévention proactive et l’adaptabilité en temps réel sont désormais essentielles pour garantir la continuité des services.

 

  • Centres de nettoyage DDoS (scrubbing centers) : filtrent le trafic malveillant dans le cloud avant qu’il n’atteigne la cible. Ils détectent, analysent et éliminent le trafic indésirable grâce à des techniques d’inspection approfondie, ne laissant passer que les connexions légitimes.
     
  • Solutions hybrides (locales et cloud) : combinent des dispositifs de protection internes avec une redirection automatique du trafic suspect vers le cloud. Cela réduit la latence et absorbe les attaques à grande échelle.
     
  • Intégration du SDN (Software Defined Networking) et du Machine Learning (ML) :
ces technologies permettent une détection précoce et une atténuation automatisée, en ajustant dynamiquement le comportement du réseau selon les schémas observés.

 

Ces approches représentent le nouveau standard de protection contre les attaques DDoS : intelligence et automatisation unissent leurs forces pour endiguer les attaques avant qu’elles ne causent des dommages réels.

Détournement BGP et lien avec les attaques DDoS

En plus du trafic malveillant, la manipulation des protocoles de routage tels que le Border Gateway Protocol (BGP) a ouvert de nouvelles voies pour renforcer les attaques DDoS et compromettre la disponibilité des services sur Internet. Un routage incorrect peut être aussi efficace qu’une attaque volumétrique traditionnelle, mais beaucoup plus difficile à détecter.

 

Le BGP hijacking peut rediriger un trafic massif ou bloquer des routes critiques, amplifiant ainsi une attaque DDoS. En annonçant de fausses informations de routage depuis des systèmes autonomes compromis, les attaquants peuvent rediriger le trafic vers leurs propres serveurs ou provoquer des perturbations dans des services essentiels.

 

Le nombre d’incidents BGP à l’échelle mondiale a diminué (seulement 3 fuites globales de routes BGP et aucun détournement BGP), principalement grâce au déploiement du RPKI (Resource Public Key Infrastructure). Cette technologie valide la légitimité des annonces de routes, aidant à prévenir les détournements accidentels ou malveillants.

 

Cependant, les détournements ciblés restent actifs, notamment dans le secteur financier. Un exemple récent est l’incident KlaySwap, au cours duquel une attaque BGP a été utilisée pour rediriger le trafic et voler des actifs en cryptomonnaie. Cela démontre comment cette technique peut être utilisée de manière chirurgicale, avec des objectifs lucratifs.

 

Bien que les statistiques s’améliorent, le BGP hijacking reste une menace latente, surtout lorsqu’il est combiné à des attaques DDoS pour contourner les mesures de sécurité traditionnelles. Aujourd’hui, la protection du routage mondial fait partie intégrante d’une stratégie de cybersécurité robuste.

Comment se protéger contre les attaques DoS et DDoS

Recommandations essentielles :

 

  • Implémentez des pare-feux et WAF (Web Application Firewalls) pour filtrer le trafic malveillant.
  • Souscrivez à des services spécialisés d’atténuation d’attaques DDoS (comme Cloudflare, Akamai ou d’autres solutions cloud avancées).
  • Segmentez vos réseaux internes pour éviter les effets en cascade.
  • Surveillez le trafic en temps réel à l’aide d’outils exploitant l’intelligence artificielle.
  • Mettez en place des systèmes redondants afin qu’une panne n’affecte pas l’ensemble du service.

 

Il est également recommandé de recourir à des services de nettoyage DDoS, qui filtrent le trafic en temps réel avant qu’il n’atteigne le serveur, ne laissant passer que les connexions légitimes.

 

Les attaques DoS et DDoS sont aujourd’hui plus sophistiquées, plus fréquentes et plus destructrices que jamais. Elles touchent les entreprises de toutes tailles et ont un impact économique, réputationnel et opérationnel. Investir dans une cybersécurité proactive est donc la clé pour assurer la continuité des activités.

FAQ – Questions fréquentes sur les Attaques réseau
Quelle est la différence entre une attaque DoS et une attaque DDoS ?

Les attaques DoS proviennent d’une seule source, tandis que les attaques DDoS utilisent de multiples appareils, ce qui les rend beaucoup plus puissantes et difficiles à identifier.
Le détournement BGP peut-il être utilisé pour lancer une attaque DDoS ?

Oui. Le BGP hijacking peut rediriger le trafic vers des dispositifs contrôlés par l’attaquant ou bloquer des routes critiques, facilitant ainsi les attaques DDoS. Le BGP (Border Gateway Protocol) hijacking permet à un attaquant de rediriger le trafic Internet vers des routes malveillantes ou inexistantes. Cela s’effectue en annonçant de fausses routes depuis des systèmes autonomes compromis (AS). Le BGP hijacking peut amplifier les attaques DDoS et aider les attaquants à contourner les mesures d’atténuation traditionnelles. Ce type d’attaque a déjà été utilisé contre des fournisseurs de services et de grandes organisations, ayant un impact significatif sur la connectivité mondiale.
Mon entreprise peut-elle prévenir une attaque réseau ?

Oui, avec une stratégie complète combinant segmentation réseau, surveillance, filtrage, atténuation DDoS et sécurisation du routage BGP, vous pouvez minimiser les risques et détecter rapidement les anomalies.
Quels sont les signes d’une attaque DDoS ?
Ralentissement soudain des services, pics inhabituels de trafic, tentatives d’accès échouées, augmentation brutale des requêtes HTTP vers une même ressource.

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