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Arnaques financières : L’acpr et la banque de france alertent sur les pièges qui se multiplient en ligne

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Les fraudeurs ne prennent pas de vacances. Tout l’été, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et la Banque de France appellent les particuliers à redoubler de vigilance face aux escroqueries financières qui circulent sur Internet et les réseaux sociaux.

Faux placements, crédits inexistants, rachats de crédit fictifs ou encore usurpation de l’identité d’établissements financiers. Les techniques sont nombreuses, mais reposent souvent sur le même mécanisme. Une publicité attractive conduit la victime vers un site frauduleux, qui récupère ses coordonnées avant qu’un faux conseiller ne prenne contact avec elle pour gagner sa confiance et lui réclamer de l’argent ou des informations sensibles.

Et les conséquences peuvent être dramatiques. Au cours du premier semestre 2026, l’ACPR a notamment recensé un cas dans lequel le préjudice dépassait 700 000 euros

L’essentiel à retenir

Les faux placements arrivent largement en tête

Les chiffres communiqués par l’ACPR donnent une idée de l’ampleur du phénomène. Parmi les signalements de tentatives de fraude ou de victimes reçus par l’autorité, 66 % concernent de faux placements, tandis que 32 % portent sur de faux crédits

Le principe est particulièrement efficace parce qu’il joue sur une motivation très humaine. La recherche d’un meilleur rendement ou d’une solution financière avantageuse.

Une publicité peut par exemple présenter un placement comme exceptionnellement rentable, proposer des conditions de financement très favorables ou suggérer qu’une opportunité est disponible pour une durée limitée.

L’internaute est alors invité à remplir un formulaire pour obtenir davantage d’informations. À ce stade, il ne s’est parfois encore rien passé de suspect. Il a simplement communiqué son nom, son numéro de téléphone ou son adresse e-mail.

Mais pour les fraudeurs, ces quelques informations sont le début de leur arnaque

Le piège commence souvent par une publicité

Les escrocs utilisent des publicités comme on en voit tous les jours sur Internet et les réseaux sociaux pour attirer leurs victimes. Nous recevons tellement de publicités qu’elles passent inaperçu, surtout si elles sont bien faites et non grossières. Cela peut-être par exemple une publicité professionnelle proposant un investissement ou une solution de crédit.

L’internaute est redirigé vers un site spécialement conçu pour paraître crédible.

D’autres pirates vont plus loin en usurpant l’identité d’une véritable entreprise autorisée. 

C’est cette combinaison entre publicité, faux site et prise de contact personnalisée qui rend ces escroqueries particulièrement intelligentes, et donc dangereuses.

Aprè le formulaire, le faux conseiller prend le relai

Une fois les coordonnées récupérées, vous êtes pris dans les mailles du filet. Les fraudeurs peuvent contacter directement leur victime par téléphone ou par e-mail.

Cette étape est essentielle dans leur stratégie. Il ne s’agit plus seulement de convaincre quelqu’un de cliquer sur un lien, mais de construire progressivement une relation de confiance.

Le faux conseiller peut se présenter comme un professionnel du secteur financier, reprendre les informations communiquées dans le formulaire et utiliser un vocabulaire suffisamment crédible pour rassurer son interlocuteur.

L’objectif est ensuite d’obtenir un versement d’argent, parfois très important, mais aussi des documents ou des informations personnelles et financières. Plus la victime a l’impression d’avoir affaire à un véritable professionnel, plus elle risque de baisser sa garde et de confier des informations confidentielles.

L’urgence : une arme particulièrement efficace

Les fraudeurs disposent également d’un levier psychologique particulièrement puissant : l’urgence.

Une offre que le faux conseiller présente comme temporaire, un dossier qui doit être régularisé immédiatement ou des fonds qui seraient sur le point d’être débloqués peuvent pousser une personne à agir avant de prendre le temps de vérifier.

L’ACPR et la Banque de France recommandent de ne pas céder à la pression et de prendre le temps de contrôler l’identité de son interlocuteur et la réalité de l’offre. 

C’est un réflexe très important, surtout lorsque l’opération financière implique une grosse somme. Plus le montant est élevé, plus il est essentiel de ralentir le processus plutôt que de répondre immédiatement à une demande.

Attention aux faux conseillers de l’ACPR et de la Banque de France

Les fraudeurs ne se contentent pas d’usurper l’identité de banques ou d’entreprises financières.

L’ACPR et la Banque de France signalent également des cas dans lesquels des escrocs se présentent directement comme des agents de ces deux institutions, par téléphone, par e-mail ou à travers de faux sites Internet. 

Les deux institutions rappellent clairement qu’elles ne demandent pas aux particuliers de communiquer leurs données bancaires confidentielles et ne leur demandent pas d’effectuer des paiements dans le cadre de leurs missions. 

Une personne qui reçoit une telle demande doit donc immédiatement considérer le message comme suspect et effectuer ses propres vérifications.

Comment vérifier qu’un interlocuteur financier est légitime ?

Déjà, face à une proposition d’investissement ou de crédit, le premier réflexe consiste à ne pas utiliser les coordonnées fournies par le prétendu conseiller pour effectuer les vérifications.

Mieux vaut rechercher soi-même l’établissement concerné et consulter son site officiel.

L’ACPR recommande également de vérifier l’identité des professionnels dans les registres officiels :

En cas de doute, il est également possible de contacter directement l’établissement en utilisant ses coordonnées officielles afin de vérifier qu’il est bien à l’origine de la proposition. 

Cette étape peut sembler fastidieuse lorsqu’un interlocuteur affirme qu’il faut agir rapidement. C’est justement pour cette raison qu’elle est essentielle.

Les rendements trop beaux pour être vrais doivent alerter

Une promesse de rendement exceptionnel, des conditions de crédit particulièrement avantageuses ou la possibilité de récupérer rapidement une somme importante doivent inciter à la prudence.

L’ACPR et la Banque de France recommandent de se méfier des promesses de rendement ou des conditions de financement trop avantageuses. 

La règle pourrait être : plus une proposition semble extraordinaire, plus il faut prendre le temps de la vérifier avant de transmettre des documents ou de verser de l’argent.

Et les demandes de virement à l’étranger aussi 

Les demandes de transfert d’argent vers un compte situé à l’étranger doivent également alerter.

L’ACPR recommande de ne jamais effectuer un transfert sans avoir préalablement vérifié la légitimité de la demande. En cas de doute, le plus sûr est de contacter directement sa banque. 

Que faire si l’on pense être victime d’une fraude ?

Il ne faut surtout pas attendre d’être certain d’avoir été escroqué avant de réagir.

En cas de suspicion, l’ACPR et la Banque de France recommandent de contacter immédiatement sa banque et de faire opposition si nécessaire

Pour mieux repérer les offres frauduleuses avant qu’il ne soit trop tard, l’ACPR recommande par ailleurs de consulter ABE Infoservice, qui propose notamment une rubrique consacrée à la prévention des arnaques et des listes noires recensant des sites et entités identifiés comme frauduleux ou non autorisés. 

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